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Film  Critique Cinéma : « La surface de réparation »
09/07/201910:31 Baz'art
Cet article a été écrit par Philippe Hugot, créateur du blog Baz'art


Christophe Régin est un passionné de ballon rond, et notamment des coulisses (pas toujours reluisantes) de ce sport. Il l'avait prouvé dans un précédent court-métrage, « Adieu Molitor », qui a presque déjà dix ans, où il suivait un ancien espoir du football obligé de jouer avec les fantômes du passé.

Avec son premier long métrage, « La surface de réparation », sorti en salles au tout début de l'année 2018, le jeune réalisateur approfondit cette thématique et reprend un personnage principal et un état d'esprit, entre espoir et mélancolie assez proche de celui de son court-métrage.

 

Franck, le "héros" de « la surface de réparation » est un ancien joueur du centre de formation du FC Nantes (qui est accessoirement mon club de cœur depuis tout petit et visiblement aussi celui du Christophe Régin), un vrai passionné du FCNA, qui vivote au sein du club en accomplissant les basses besognes.

Il doit notamment s'acquitter d'aller chercher les vedettes du club le samedi soir dans des motels en galante compagnie et faire en sorte d'éviter les "bad buzz", les bruits de couloir si celui-ci est marié. Il vend également les billets autour de stades, pour les remplir autant que possible (en faisant une plus-value si possible).


Franck semble s'accommoder de cette vie pourtant si éloignée de ses rêves de jeunesse, avant l'arrivée d'une très belle "groupie" (la craquante Alice Isaaz, enfin dans un rôle à sa taille) et d'une ancienne vedette du club qui vient finir sa carrière, qui viennent changer la donne .

Bref, on le voit, à la manière d'un Coup de Tête de Jean Jacques Annaud (mais en moins satirique et en plus émouvant) « La surface de réparation »  est un film qui nous montre une facette du monde du football assez loin de univers bling-bling qu'on voit habituellement dans les journaux et à la télé. En nous plongeant au milieu de ses supporters (très belle scène de stade au sein de la Brigade Loire, alors même que le tournage du film a été un peu entravé par des manifestations de supporteurs qui ont eu lieu à la fin 2016) et de ceux qui travaillent au stade avec toute la servitude et l’humilité requise.

 

On sent que le réalisateur aime ces gens de l'ombre, et prend un vrai plaisir à restituer l’authenticité des personnages, et des situations qu'ils vivent.

Peu de grands rebondissements, peu d'action, mais une justesse et une sincérité imparable qui émane de ce que vivent les protagonistes de ce film, écrit avec une vraie application.

Avec une profonde et poignante mélancolie et une légère ironie, « La surface de réparation » touche terriblement au cœur, et séduira forcément ceux qui apprennent à vivre avec leur quotidien et qui tentent de ne pas renoncer totalement à leur rêves d'antan.

 

Très jolie chronique sur le renoncement et la passion chevillée au corps, « La surface de réparation » bénéficie également de la superbe performance de Franck Gastambide, très surprenant pour ceux qui l'auront vu dans ses comédies potaches que sont les Kaira ou Pattaya.

Ici, dans un rôle à contre-emploi, il promène son corps massif et ses sourires enjoliveurs et parfois contraints, et montre une sensibilité et une ambivalence vraiment étonnante, qui devrait lui ouvrir des rôles plus larges à l'avenir.

 
 
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Ce film sera diffusé sur TV5MONDE Pacifique à partir du mercredi 10 juillet 2019.
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Blogueur depuis 8 ans mais fan de livres et - surtout - de cinéma depuis toujours... Mon rêve de gosse : journaliste culturel ? Résultat : si depuis quelques temps je caresse bien cette profession de journaliste, cela n'est hélas pas vraiment dans le domaine de la culture. Grâce à Baz'art, j’ai la chance - avec plusieurs chroniqueurs spécialisés dans différentes thématiques, de continuer plus que jamais de faire partager aux lecteurs nos points de vue forcément subjectifs mais toujours passionnés sur le cinéma, les bouquins, et la culture avec un grand C ( et un petit aussi parfois :o).

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