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Culture  L’art nomade gagne l’Asie
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Les grandes métropoles asiatiques s’inscrivent de plus en plus sur les itinéraires des expositions d’art contemporain. Une des dernières en date, consacrée à Andy Warhol, Andy Warhol 15 minutes eternal, à l’occasion du 25ème anniversaire de sa mort, en témoigne. Ainsi, après Singapour et Hong Kong ce sont Shanghai, Pekin et Tokyo qui ont accueilli plus de 300 œuvres du maitre du pop art. De même, Karl Lagerfeld n’a pas hésité à programmer Tokyo, Taipei, Hong Kong et Seoul parmi les destinations de son exposition La Petite Veste Noire, où le créateur photographe a présenté les portraits d’une centaine de personnes portant la fameuse veste Chanel.
 
Parmi ces grandes villes asiatiques, Hong Kong s’impose progressivement comme la grande place du marché de l’art de la région. La présence depuis de nombreuses années de Sotheby’s, Christie’s, la multiplication des galeries de renommée internationale telle que Larry Gagosian, Edouard Malingue ou Perrotin pour ne citer qu’elles, et le succès croissant de la HK International Art Fair (associée à Art Basel à présent) en témoignent. Mais, les Tycoons de la région ne sont pas les seuls à s’intéresser à l’art, et à l’art contemporain en particulier. En effet, en parallèle, se développent nombre de galeries qui présentent de jeunes artistes, peintres, photographes, sculpteurs… dont les œuvres sont plus abordables.


« L’art n’est pas seulement un investissement, mais avant tout un objet de décoration...»

Orange_Car__NYC-(4).jpgC’est d’ailleurs à Hong Kong que Clémentine de Forton a choisi de créer en 2009 Artemiss Contemporary, une galerie nomade. Les galeries nomades ou encore itinérantes (par opposition aux galeries traditionnelles, dites sédentaires) sont un type récent de galeries qui se prête bien à l’art contemporain.
 
Souvent de petites structures, dynamiques, elles correspondent notamment aux jeunes artistes émergents. Ce phénomène, présent déjà en Europe et aux Etats Unis depuis quelques années s’étend à présent à l’Asie. Sans lieux d’exposition fixes, les galeries nomades offrent une grande flexibilité et une grande mobilité. Elles n’hésitent pas à exposer chez les particuliers, dans des restaurants, des hôtels, ou encore lors de foires internationales.


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"J’aime exposer l’art dans des lieux aménagés, dans des environnements où les gens peuvent se sentir chez eux. Contrairement aux galeries qui sont souvent perçues comme intimidantes, où tout est blanc, où il n’y a pas de bruit", explique la fondatrice d’Artemiss Contemporary.

A l’origine de la création de cette galerie itinérante se trouve la conception même de l’art selon Clémentine. « L’art n’est pas seulement un investissement, mais avant tout un objet de décoration. Il faut donc essayer d’amener l’art au public, que les expositions soient l’occasion d’échanges entre le client et le galeriste» précise cette dernière. Rien de tel alors que de situer les expositions dans des lieux qui mettent en valeur les œuvres et dans lesquels les gens se sentent bien. Clémentine souhaite mettre l’art à la portée de tous, elle refuse la perception élitiste de l’Art. Elle n’hésite donc pas à exposer chez elle. 

Clémentine de Forton a choisi de travailler avec des artistes occidentaux, de style parfois très différents, mais pour qui elle a eu un coup de cœur. Elle a su tisser de bonnes relations avec une dizaine d’artistes qui lui font aujourd’hui confiance. A t il été difficile de convaincre les artistes ? Pas forcément …

"J'ai contacté Artemiss à ses débuts en 2009 lors de la sortie de ma série sur Hong Kong. J'appréciais particulièrement l'atmosphère différente de cette galerie qui exposait les œuvres dans un espace vivant entoures de meuble et d'objets décoratifs; on avait envie de s'y attarder et de s'imaginer comme chez soi » explique Christophe Jacrot, photographe. « Notre collaboration a été immédiate et nous avons exposé de nombreuses fois ensemble à Tokyo et Singapour. C'est amusant de voir que les clients nous suivent aussi! Clémentine m'a poussé à venir découvrir Tokyo alors qu'elle y habitait c'est ainsi que j'ai pu lancer une série très récente sur cette ville dont la lumière et les néons sont exceptionnels, j'ai beaucoup aimé m'y balader » poursuit l’artiste.


Symbole de cette conception d’un art en mouvement, Artemiss Contemporary se déplace à travers l’Asie. Après Hong Kong et Tokyo c’est aujourd’hui Singapour qui sert de port d’attache aux œuvres choisies par Clémentine. Changer de lieu, changer de pays, donne à chaque fois l’occasion de se renouveler, tel est le principe d’une galerie nomade. Cependant, l’absence de lieu fixe rend l’identification de la galerie parfois difficile, c’est pourquoi Clémentine de Forton a aussi choisi de participer à quelques foires bien ciblées.


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Fort de sa notoriété régionale, Artemiss Contemporary a pu notamment être sélectionnée pour participer à l’Affordable Art Fair (AAF) de Singapour en octobre 2012. Clémentine adhère d’ailleurs totalement avec le concept : « the main aim of Affordable Art Fair is to provide a fun and exciting platform for local people to gain access, increase their knowledge, fall in love with, and buy art » explique Will Ramsay son fondateur. L’engouement toujours renouvelé à travers le monde pour les diverses AAF est un tremplin important pour une galerie nomade. Artemiss Contemporary a aussi été présente à la première Affordable Art Fair de Hong Kong au printemps dernier. L’édition 2013 a repris le concept imaginé il y a 15 ans à Londres Battersea : ici seules les galeries exposent, les artistes exposés sont vivants, et leurs œuvres proposées entre HK$ 1 000 et HK$ 100 000 avec 75 % d’entre elles inferieur a HK$75 000. Christophe Jacrot était d’ailleurs parmi les artistes présentés par Clémentine. « Je me réjouis de vous avoir fait découvrir mon travail lors de l'Affordable Art Fair de Hong Kong en mars avec Artemiss Contemporary » affirme-t-il.

Si les galeries itinérantes utilisent les supports classiques de communication, elles doivent impérativement être actives sur internet et dans les réseaux sociaux. Les jeunes galeries nomades doivent soigner leur image numérique. Retrouvez Artemiss Contemporary sur Facebook et sur le site www.artemiss-contemporary.com et rendez-vous sur http://affordableartfair.com pour un avant gout de la large sélection d’œuvres contemporaines qui seront présentées à Singapour dès novembre prochain et à Hong Kong en 2014.

Française ayant vécu à Londres puis à Hong Kong depuis 2009, Elisabeth s'intéresse aux nouvelles tendances (mode, voyage, art) à travers le monde.

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