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Musique & Divertissement  ​JOLY, au plus bas
27/01/201815:00 Roch Archambault

Quand on pense à la musique francophone au Canada, des noms d’artistes du Québec, principalement de Montréal, nous viennent d’emblée à l’esprit. Que des talents puissent émerger ailleurs que dans cette province, peut sembler improbable pour certains. Or, depuis des décennies, il existe bel et bien un espace musical extrêmement riche, créatif et fécond à l’extérieur du Québec.
Cet article est le premier d’une série sur des artistes de la francophonie canadienne qui proviennent d’autres provinces que le Québec. L’idée ici est de vous faire connaître des artistes passionnés, talentueux, qui ont choisi de chanter en français, dans un milieu à majorité anglophone.

 


Marc-Antoine Joly, musicien
Si vous avez fréquenté un festival de musique francophone en Ontario ces dernières années, il est très probable que vous ayez vu Marc-Antoine Joly se produire sur scène. Non seulement il a accompagné les artistes Yao, Swing et Gabrielle Goulet, mais il est le fidèle guitariste de la chanteuse Céleste Lévis. Avec cette artiste, il a parcouru les villes pendant plusieurs années et même fait les premières parties des spectacles de Francis Cabrel lors de deux tournées canadiennes.

Marc-Antoine aime travailler avec Céleste Lévis : « Ce que j’aime le plus de cette collaboration, c’est que nous grandissons artistiquement ensemble. Céleste est évidemment une artiste que je respecte beaucoup, je m’estime chanceux d’avoir autant "d’input" dans sa musique. C’est extrêmement agréable de travailler avec des gens qui sont ouverts, ça me force à être à mon 100%. Le prochain album de Céleste me tient beaucoup à cœur, j’aime où les pièces nous amènent, je crois que ce sera un album aussi important pour nous que pour elle ».
 


Marc-Antoine Joly, auteur-compositeur

Marc-Antoine Joly accompagne plusieurs artistes, ce qui ne l’empêche pas de consacrer beaucoup de temps à son projet solo, JOLY. Je l’ai d’ailleurs vu sur scène à deux reprises l’année dernière. On sent que Marc-Antoine possède un grand talent pour la composition : « La création et la composition, c’est ce que j’aime le plus du domaine de la musique et de mon métier. J’ai la chance d’avoir une tête remplie de mélodies, je suis un compositeur et non un interprète ».
La dernière fois que je l’ai rencontré, autour d’un café, nous avons parlé de son processus créatif : « Je m’inspire de réflexions personnelles. J’aime parler de ce qui m’a changé, ce que j’ai vécu et ce que j’ai surmonté. Je suis une personne qui pense beaucoup, un peu trop parfois. Pour moi, ce projet est une façon d’évacuer certains passages de ma vie ainsi que de partager des mélodies. J’ai aussi la chance d’écrire avec un autre de mes musiciens, Patrick Harrison, parfois ça fait du bien d’écouter d’autres points de vue et de terminer des paroles plus vite.  Je suis constamment plongé dans le processus d’écriture. J’ai la chance d’avoir un studio chez moi, alors j’enregistre toutes mes idées avec mon frère ». Simon Joly, son frère, est aussi un batteur professionnel au sein de plusieurs projets musicaux dans la francophonie canadienne.
 


JOLY, l’album
Au mois de mai dernier, Marc-Antoine Joly a lancé son premier album sous son nom de projet solo, JOLY. L’album intitulé Au plus bas, nous présente cinq chansons.
Ce qui surprend à l’écoute de la première chanson intitulée Saisons, c’est la haute voix de l’artiste, qui a beaucoup plus à voir avec celle des chanteurs de rock progressif que de pur rock. Si on doit comparer, sa voix se situe dans la même catégorie que celle de Geddy Lee (Rush) et Jon Anderson (Yes). L’autre élément caractéristique est la guitare électrique qui est très présente, tantôt agressive, tantôt douce.
Ce sentiment continue de nous habiter dans la deuxième pièce, Repose nos corps. On a d’ailleurs l’impression d’une performance sur scène. On peut l’entendre chanter et jouer de la guitare avec beaucoup d’espace. La musique n’est pas condensée et aseptisée, elle est pure, réfléchie et sincère : « Moi, je la décris comme du Folk / Rock ambient. Plusieurs semblent dire que c’est du rock tout court. À la base, j’écris les pièces guitare acoustique et voix. Par la suite, je présente la pièce à mon frère qui est mon bras droit et on écrit le reste des arrangements ensemble ».
La chanson Cercle vicieux, certainement idéale pour la radio, est la plus pop de l’album. Une chanson qui s’écoute très fort dans les haut-parleurs ! Elle est suivie de Si seulement, un texte introspectif sur la rupture d’un couple. Enfin, le EP se termine avec Le cœur noir, la pièce la plus rock.
 
L’album Au plus bas de JOLY est disponible sur 
iTunes et d’autres plateformes musicales.
 
Vidéos :

 


Roch Archambault est un canadien français qui s'intéresse à l'Asie depuis 30 ans. Durant les vingt dernières années, il a développé une passion particulière pour la musique populaire chinoise, ainsi que pour des courants musicaux comme la K-pop et la J-pop.

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